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Les intérêts du portage physiologique pour bébé

Vous trouverez ci-dessous un descriptif complets des intérêts et bienfaits inestimables du portage physiologique pour bébés,

  • Stimulation et développement du système nerveux

Stimule le développement moteur, cognitif, sensoriel, intellectuel et affectif. A travers le portage, bébé participe activement au monde qui l’entoure et découvre son nouvel environnement « à hauteur d’Homme », cela lui permet une introduction à l’extérieur et à l’étranger en toute sécurité. Il participe au monde qui l’entoure sans être au centre des stimulations.

  • Autonomie et motricité favorisée

Le portage favorise une meilleure intégration sociale qui procure curiosité et confiance pour la prise d’autonomie. Stimulation du système vestibulaire (très important) et du système du toucher. Le portage participe activement au développement de la motricité.

  • Transition enveloppe utérine/monde extérieur facilité

Le bébé a passé 9 mois niché au creux du ventre maternel. La naissance est un événement traumatisant pour le nouveau-né. Le portage prolonge le sentiment de sécurité transmis par l’enveloppe utérine.

  • Moins de tensions et moins de pleurs

Le portage participe au relâchement des muscles et la respiration est facilitée. Prévention des épisodes de pleurs. Bébé se calme plus facilement par l’attention immédiate et le contact rassurant du porteur. L’enfant décharge autrement que par les pleurs. Un bébé qui ne se déplace pas accumule beaucoup d’énergie tout au long de la journée (pleurs de décharge en fin de journée). Le portage diminue les tensions musculaires. Les tensions du porteur et du porté sont évacuées par le mouvement d’un portage actif.

  • Aide à la maturation du système digestif

Le portage vertical favorise les rots, diminue les reflux et les coliques. La digestion est facilitée et plus efficace, le système digestif immature du nouveau-né est apaisé.

  • Aide à la régulation du rythme jour/nuit

En participant à la vie active et au quotidien du porteur, bébé participe et prend le rythme des journées familiales.

  • Sommeil prolongé et de qualité

Endormissement facilité et apaisé par le bercement rythmé par les mouvements et la respiration

  • Sentiment de sécurité et de confort

Le portage procure un sentiment de réassurance par le contact et la réponse rapide à ses besoins. Bébé se retrouve à hauteur d’Homme et sous la surveillance d’un adulte

  • Renforcement du lien d’attachement réciproque

Le lien d’attachement parent-enfant est renforcé. Le parent, par la réponse rapide aux stimuli envoyés par son bébé, peut répondre rapidement aux besoins de son bébé. Le nouveau parent prend confiance en lui de par cette réponse efficace, le bébé peut compter sur la disponibilité de son parent, le bébé se sent en confiance. Le portage, comme l’allaitement maternel, favorise l’empathie et la bienveillance.

  • Meilleure régulation des fonctions vitales (température, rythme cardiaque et respiratoire)

Le portage permet une meilleure régulation de la température du nouveau-né (chaud/froid) à l’aide du système de thermorégulation du corps du porteur. Le portage diminue considérablement le risque d’hypothermie du nouveau-né – plus efficace qu’une couveuse.

La régulation est efficace dans les deux sens, chaud et froid. « En cas de canicule, le bébé porté reste à 37° au contact du porteur et a ainsi moins de risque de se déshydrater » (bébé très légèrement habillé, écharpe légère et portage à l’ombre) (Porter bébé, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau).

  • Respect du développement physiologique de la colonne, du bassin et des hanches

Le respect de la position physiologique est primordial lorsque l’on porte son enfant. Le portage physiologique respecte la courbure naturelle de la colonne, préserve le bassin par une assise profonde et enroulée ainsi que les hanches par un écartement adapté. Les genoux sont remontés à hauteur du nombril pour permettre la bascule du bassin et donner la position enroulée. A l’aide de ses mains regroupées et rassemblées vers l’axe médian, bébé peut facilement porter ses mains à la bouche et retrouver ainsi la position fœtale qu’il avait dans le ventre maternel.

  • Allaitement facilité

En portage, la maman a une perception plus rapide des signes d’éveil de son bébé, la réponse aux besoins est plus rapide, l’allaitement à la demande est favorisé, la lactation est boostée.

  • Prévention de la dysplasie de la hanche et diminution du risque de plagiocéphalie postérieure (ou tête plate)

Le portage permet de prévenir et, le cas échéant, de soigner la dysplasie de la hanche du nouveau-né (ou luxation de la hanche du nouveau-né). Le portage au dos, notamment par l’écartement adapté des jambes qu’il procure, remplace le port de culottes très rigides qui maintiennent celles-ci écartées (source médicale : Porter bébé de Claude-Suzanne Didierjean-jouveau).

Afin de diminuer le risque de Mort Subite du Nourrisson, on préconise aux parents de coucher leur bébé sur le dos, ce qui a considérablement fait augmenter le taux de plagiocéphalie postérieure (ou tête plate). Porter régulièrement diminue le temps passé en position couchée et permet de préserver le crane bien rond de nos bébés.

Le portage c’est bon aussi pour les parents ! Un article détaillé se trouve ICI, si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser en commentaires 🙂

Les intérêts du portage pour les parents

papa porteur

Le portage des bébés c’est bon aussi pour les parents !

  • C’est pratique d’avoir les mains libres tout en répondant au besoin de contact de son bébé

L’aspect pratique du portage permet aux porteurs d’avoir les mains libres pour les activités familiales et taches de la vie quotidienne. Par la reprise d’une activité quotidienne, le parent peut décentrer son mental de son bébé sans le tenir à distance. Le parent est actif durant la journée tout en répondant aux besoins de son bébé par un contact, l’attention et la surveillance directes avec son bébé. Le besoin de contact de bébé est comblé, bébé est calme et le porteur peut se détendre physiquement et mentalement.

Le quotidien est ainsi facilité, ce qui n’est pas négligeable avec l’arrivée d’un enfant.

  • Renforcement du lien d’attachement réciproque

Le portage quotidien aide à développer et renforcer le lien d’attachement parent/enfant. Si le besoin de contact de bébé est primordial, c’est un instinct de survie, la proximité du parent et de son enfant est très importante dans l’établissement du lien d’attachement.

Le parent, par la réponse rapide aux stimuli envoyés par son bébé, peut répondre promptement aux besoins de son bébé. Le nouveau parent se sent acteur dans son rôle et prend confiance en lui de par cette réponse efficace, le bébé peut compter sur la disponibilité de son parent, le bébé se sent en confiance. La proximité porteur/bébé est renforcée, elle favorise l’empathie et la bienveillance.

Le portage physiologique permet la pratique du peau à peau en toute sécurité, notamment pour les bébés prématurés.

  • Permet de mieux décoder les signaux corporels de son bébé et d’y répondre plus rapidement

La stimulation du système vestibulaire et du système du toucher de bébé, notamment par la vue et le contact, favorise et développe la communication non verbale parent/enfant et aide à décrypter les signaux corporels de bébé.

  • Favorise la relation du père à son bébé

Les papas porteurs ressentent une intimité avec leur enfant qui était jusque là réservé à la maman durant la grossesse. Le portage est une aide précieuse pour les papas, en plus d’aider papa à trouver sa place et alimenter son rôle dans ce nouvel équilibre. A travers le portage, papa peut prendre le relais et ainsi soulager la maman tout en répondant aux besoins de contact, de confort et de sécurité du nouveau-né. Un très enrichissant travail d’équipe.

  • C’est économique !

L’achat d’une poussette trio coûte en moyenne 600 euros (si vous avez la carte membre) ! Une écharpe de portage permettant de porter de la naissance jusqu’à 14 kgs coûte en moyenne 70 euros et un cours de portage une trentaine d’euros. Pour 100 euros vous avez de quoi vous déplacer en toute autonomie et sécurité avec votre bébé.

Et quand bien même, si comme beaucoup de parents porteurs, vous deveniez addict et craquiez pour une deuxième écharpe au cours de votre aventure portage, on reste tout de même bien en deçà de l’investissement que demande l’achat d’une poussette 😊.

  • C’est bon pour la forme !

Les écharpes de portage sont ajustables à toutes les morphologies et permettent de distribuer le poids de bébé de manière optimale. Le portage dès la naissance permet de se remuscler doucement et respectueusement. Les muscles se renforcent et s’adaptent au fur et à mesure que bébé grossit. Bien porter sans se faire mal au dos c’est bon pour la forme !

  • Allaitement facilité

Le contact prolongé entre la maman et son bébé stimule et booste la lactation, indispensable à la mise en place et l’entretien de l’allaitement.

Retrouvez les intérêts du portage physiologique pour bébé ICI !

Porter un bambin, quelques astuces !

photo portage

Si le respect de la position dite « physiologique » reste très important, la physiologie d’un enfant qui commence à marcher ne requiert plus tout à fait les mêmes impératifs qu’un nouveau-né en terme de portage. Le dos s’est musclé et se soutien seul. Cependant il reste important et beaucoup plus confortable pour votre bambin d’être « assis » sur sa base enroulée, les jambes au repos et les genoux légèrement remontés.

Ce qui est chouette c’est que tous les moyens de portage restent envisageables pour porter un bambin ! Du porte-bébé en tissu (écharpe, sling) au préformé en passant par les « hybrides » (mei-tai, onbu…), il existe une large gamme de porte-bébés physiologiques prêts à accueillir nos petits vadrouilleurs.

En ce qui concerne la notion de « bambin » il y a deux écoles : la première, que je trouve moins intéressante et assez restrictive car on ne prend qu’un seul critère en compte, est de dire qu’un bambin est un jeune enfant qui a entre 2 et 5 ans. Pour la deuxième on considère qu’un bambin est un bébé qui marche et/ou commence à marcher, approche les douze kilos et/ou les 80 cm. Bien sûr c’est une moyenne et chaque enfant possède ses spécificités.

Pour ce qui est des écharpes ou sling, donc porte-bébés en tissu, il va falloir apporter davantage de soutien pour porter ses p’tits kilos pleins de vivacité 😊. Pour les tissus, et notamment pour les écharpes tissées on peut s’intéresser et se diriger vers des matières plus soutenantes comme le lin, le chanvre ou la soie ; même si certains modèles 100% coton avec un bon grammage font très bien l’affaire (cf : mon magnifique sling Belle île de Tinge Garden). La majorité des écharpes tissées sont 100% coton ou majorité coton et lin, chanvre… Certaines marques comme Tinge Garden ou Bud and Blossom proposent des slings 100% lin au rendu et soutien vraiment sympa.

Le grammage du tissu est un paramètre intéressant à prendre en compte. Le grammage des écharpes correspond au poids par mètre carré. Plus le grammage est élevé, plus l’écharpe a des chances d’être soutenante. Pour porter un bambin je pense qu’on peut au minimum se baser sur 250 g/m², pour avoir déjà une belle épaisseur et un soutien efficace. L’utilisation d’écharpes plus fines reste bien sûr possible mais dans ce cas, il sera préférable de privilégier un nouage permettant une double couche (type nouage kangourou).

Pour ce qui est des écharpes tricotées contenant des matières synthétiques (élasthanne, viscose…) elles sont beaucoup moins soutenantes passé un certain poids. Il m’est cependant arrivé d’échanger avec des porteurs fans de la tricotée (grands gabarits donc peut-être moins gênés par l’effet rebond ?) avec qui cela se passe très bien. Personnellement, si je trouve l’écharpe tricotée incontournable pour les 6 premiers mois de bébé, je me suis vite sentie gênée par l’effet rebond et un manque de soutien pour un bébé approchant les 8-9 kilos. Mais c’est une affaire de goût 😉.

Concernant les porte-bébés préformés, et hybrides, physiologiques il peut être intéressant de se diriger vers des marques qui proposent des modèles « toddler » ou « preschool » comme Beco ou Ling Ling d’amour. J’ai récemment découvert la marque française Ptitsy Moloko qui propose des porte-bébés physiologiques d’une beauté de dingue et des modèles conçus pour les bambins et je viens lâchement de craquer pour un ombu toddler de la marque Lennylamb

Vous voyez, il y en a pour tous les goûts.

Enfin pas de frustration, l’apprentissage de la marche est une étape très importante pour le développement et tellement intéressante pour nos bébés. Durant cette phase il n’est pas exclu que bébé privilégie cette découverte au portage. Personnellement, notre petit aventurier peut monter et descendre 15 001 584 fois par balade, le sling est notre meilleur allié. Pour les plus longues balades, le portage dos en position bien haute pour que bébé puisse voir par-dessus mon épaule nous fait profiter de belles découvertes.

Mon avis sur la formation de l’école-à-porter par Love Radius

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Au début du mois d’avril ma mini tribu et moi nous sommes rendus au cœur de notre belle capitale afin que je puisse suivre la formation de portage physiologique des bébés dispensée par le centre de formation l’école-à-porter de Love Radius.

L’école-à-porter en quelques mots

Le centre de formation l’école-à-porter a été créé en 2012 par Keren et Olivier, les créateurs de la célèbre et très belle marque Love Radius, anciennement Je Porte Mon Bébé. Le but de cet article n’est pas de vanter la marque et sa réputation qui d’ailleurs n’est plus à faire. Cependant vous devez savoir que je noue un lien affectif fort et fidèle avec les écharpes Love Radius, à l’époque encore JPMBB, qui nous ont accompagné, et nous accompagnent toujours, en tant que jeunes parents.

L’école-à-porter est née d’une volonté dynamique d’accompagner et de porter, non pas uniquement les écharpes produites mais les parents et futurs parents porteurs, autour d’un projet pédagogique. Ce projet est basé sur l’observation, la pédagogie, l’efficacité de la transmission et les enjeux du portage des bébés et de l’utilisation des outils physiologiques.

Les objectifs de la formation

Cette formation s’adresse aux porteurs confirmés, aux professionnels de santé et aux professionnels de la petite enfance. Son but est d’apprendre à enseigner le portage aux parents et futurs parents. Elle nous enseigne la pédagogie (théorique et pratique) pour porter bébé :

  • Savoir transmettre les bienfaits du portage pour les bébés, les parents et/ou adultes référents et encadrants
  • Pouvoir expliquer simplement les enjeux du portage
  • Savoir enseigner les techniques de portage et mettre en confiance le porteur et le bébé
  • Savoir organiser et structurer des ateliers de portage
  • Adapter la pédagogie et la communication au public avec observation et bienveillance
  • Sensibiliser aux besoins de bébé
  • Déroulement de la formation

À ce jour, 2 lieux de formation sont proposés : Paris et Toulon. La formation pour devenir monitrice/moniteur de portage (différente de la formation destinée aux professionnels de la santé) se déroule sur 4 journées soit environ 30 heures de formation. Lors de notre formation, deux formatrices étaient présentes, Keren la co-fondatrice de Love Radius et de l’école-à-porter et Anne, monitrice de portage largement aguerrie et qui, si j’ai bien compris, possède sa propre école de portage trans’portage formations.

Vous pouvez retrouver toutes les informations pratiques relatives au déroulement de la formation directement sur le site de l’école-à-porter.

Mon avis sur la formation

Durant toute la durée de la formation s’enchaînent des modules théoriques et pratiques, réflexion collective et mise en situation. Les mises en situation ludiques permettent de pratiquer ensemble mais surtout d’observer, d’écouter et de s’adapter, trois qualités qui sont primordiales lors de la tenue des futurs ateliers de portage. Des temps calmes sont aussi proposés afin d’observer et de prendre du recul face au flot important d’informations et de ressentis que nous apporte la formation.

J’ai trouvé cette formation très complète. Mes attentes ont été largement comblées et je dirais même quelle m’a offert plus que ce que j’en attendais. J’ai apprécié le juste équilibre entre la théorie et la pratique, entre cours magistral et mise en situation. J’ai été admirative et touchée par l’écoute active, objective et bienveillante de la part de nos formatrices mais aussi de mes collègues de formation. Je me suis sentie actrice de ma formation mais aussi, et surtout, épaulée sans supériorité et pourtant ! Quand on voit le niveau du contenu théorique et pratique de la formation il y a de quoi « s’enflammer de l’écharpe », mais rien de tout cela, nous avons été écoutées et guidées sans jugements de valeurs et avec bienveillance.

Si je devais ne retenir qu’un mot, ce serait OBSERVATION. Durant la formation j’ai appris bien plus que la théorie du portage physiologique des bébés et la pratique des nouages. J’ai appris qu’il fallait OBSERVER, OBSERVER et OBSERVER. Nous sommes toutes arrivées avec notre vécu, notre histoire personnelle, notre personnalité et bien entendu, nos belles qualités et nos jolis défauts. En ce qui me concerne, je suis une fonceuse, une battante, un char d’assaut motivé à bloc (avec un petit cœur tout (trop) sensible à l’intérieur), je veux réussir et que tout le monde en fasse de même… Mais j’en oublie parfois de prendre du recul et d’observer. Depuis l’arrivée de mon fils je prends des shoots de bonheur chaque jour que je passe à l’observer, mais observer son enfant est bien plus facile que d’observer autrui. Et ça m’a fait tellement de bien de devoir prendre du recul, de me poser, d’observer et d’écouter calmement et sereinement ce qui m’était conté avec passion.

Le fait d’avoir réalisé cette formation a créé chez moi de nouveaux besoins. Au-delà du fait que nous avons toutes à un moment donné souhaité avoir (ou avoir à nouveau) un bébé à force de passer la journée à porter des poupons, la passion que j’ai pour le portage a été abreuvée et je souhaite lui en apporter davantage. J’ai découvert l’importance et les bienfaits inestimables du portage à bras et du peau à peau et je souhaite découvrir et me former dans ce sens.

Est-ce que je recommande la formation ?

Je ne m’attendais pas à un tel ressenti, à de telles découvertes, que ce soit au niveau du portage physiologique des bébés, des autres membres de cette formation et aussi de moi-même… cela fait maintenant plus de 2 mois que j’ai découvert la formation de l’école-à-porter et que je suis monitrice de portage Love Radius mais il m’a fallu du temps pour écrire cet article. Du temps pour profiter intimement et garder (un peu égoïstement ?) ce que nous avons vécu tout au long de notre formation. Si cette formation a un coût (comme toutes les formations de portage de bébés proposées par d’autres organismes), la dimension humaine que nous avons rencontré durant cette formation n’a pas de valeur pécuniaire, c’est bien plus que cela. Je vais arrêter cet article ici, je n’ai pas besoin d’en dire davantage je vous ai transmis le principal et j’ai la larmichette qui pointe le bout de sa goutte. Bien sûr que je recommande cette formation quelle question !

J’ai pas toujours kiffé la fête des mères

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Cette année, c’était ma deuxième fête des mères et pourtant j’ai eu l’impression que c’était la première. Deux fêtes des mères au compteur et deux journées aux ressentis tout autant opposés que nouveaux.

Cette année je n’ai pas fêté « la » fête des mères, j’ai vécu MA fête des mères. J’ai réalisé, j’ai profité et je me suis donné ma propre reconnaissance. Je n’ai attendu de signe de reconnaissance de personne et surtout, à la différence de l’année précédente, je me suis sentie légitime de fêter MA fête des mères.

Je n’ai pas eu le sentiment de fêter la fête d’une nouvelle mère ou d’une nouvelle femme. Je n’ai pas eu le sentiment de renaissance mais celui d’existence. Je me suis sentie une mère et une femme vivante. Je me suis sentie moi.

C’est en donnant le sein à mon fils niché l’un contre l’autre après cette belle journée en famille que j’ai apprécié ma reconnaissance. Au-delà du fait que je suis chaque jour reconnaissante du bonheur et de l’équilibre que m’apportent la maternité et le maternage, ici c’était MA reconnaissance.

Mais qu’est-ce qui a changé ?

Si on se fie aux apparences pas grand-chose. J’ai toujours la chance d’être entourée de ma famille, épaulée par mon conjoint aimant et soutenant, maman d’un amour de bébé, femme active aux multiples projets… Je n’ai toujours pas de nuits complètes, j’allaite depuis 15 mois, je ne peux toujours pas manger de produits contenant du lait de vache, je travaille de chez moi, du moins j’essaie. Physiquement, je n’ai pas changé. J’avais déjà bien récupéré de ma grossesse, un peu plus de cernes tout de même. J’aime toujours autant, et très certainement plus encore, materner, allaiter, cododoter, porter et transmettre et échanger autour du maternage et de la parentalité.

Et pour autant, rien n’est comparable à l’an dernier. Je me souviens de cette première fête des mères. Je n’ose pas la qualifier comme étant mienne car elle ne m’appartenait pas. Elle était la proie de tempêtes émotionnelles intérieures, d’angoisses et de doutes. Je me sentais vraiment mal.

Sois heureuse et tais-toi

Moi, une jeune maman qui « se devait » d’être heureuse. Comme si la maternité vous apporte uniquement son joli paquet de joie et de bonheur pailleté qui vous explose à la tronche. Sois heureuse et tais-toi, de quoi tu te plains ?

Non clairement je ne l’étais pas. Je ne me retrouvais pas, j’étais épuisée mentalement, physiquement. Je n’arrivais pas à m’approprier ce nouveau corps post grossesse et accouchement. J’avais l’impression d’être locataire d’un corps dont j’avais hérité sans y être préparée.

Et puis il y a cette pression sociale et cette journée m’a rappelé combien je « devais être une mère parfaite ». Ces yeux rivés sur tes premières pensées, tes premiers faits et gestes de jeune parent, tes premières chutes ; « alors, comment ils vont s’en sortir ces deux-là ? ». Tout ce que j’apprenais, tout ce que je découvrais et tout ce que je voulais mettre en place pour notre enfant sortant de « l’éducation traditionnelle » me paraissait être une utopie à laquelle je n’étais pas capable de prétendre. Je me suis sentie saturée par un flot d’informations pas toujours soutenantes. Ce genre de recommandation que « tout le monde fait comme ça » et que si vous n’en faites pas de même, vous serez une mauvaise mère.

L’émancipation maternelle

Voyant que nous n’appliquions pas les « recommandations », on nous a lâché la grappe 😊. Et je me suis émancipée en tant que mère.

Je pense qu’il est difficile de penser que nous devenons mère dès l’instant où nous mettons au monde notre premier enfant. La maman que je suis est née le même jour que mon fils. Tout comme il l’a fallu pour mon bébé, j’ai eu besoin de cette « deuxième grossesse ». Ces fameux « 9 mois dehors » pour éclore et me sentir sereine dans mon rôle de maman. Nous ne naissons pas mère, nous le devenons. Avec toute notre histoire passée, notre environnement et les projets futurs que le rôle de maman, et de parents en général, vient bouleverser.

Je ne pourrais dire exactement par quel chemin je suis passée mais ce qui est certain c’est que je suis d’abord passée par une phase d’indulgence et d’acceptation. L’indulgence envers moi-même, ainsi qu’envers les autres, a nourri chez moi empathie, patience et écoute bienveillante. Ce qui m’est chaque jour indispensable dans mon rôle de maman mais qui a enrichi de manière positive ma personnalité. J’ai accepté de vivre au jour le jour, au rythme de mon enfant et cela m’apporte beaucoup de calme, nécessaire à mon épanouissement personnel mais aussi professionnel. Moi qui ai toujours eu un instinct fort développé, celui-ci s’épanouit davantage entouré de calme et de positivité.

J’ai retrouvé le goût de mes passions et de mon travail, mes projets sont animés d’espoirs qui sont miens et non ceux d’autrui.

Cette journée était si douce et je me sens apaisée.

 

Comment j’en suis arrivée là ?

 

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Il y a un an, un vendredi matin à 10h57, je me suis retrouvée propulsée dans mon rôle de maman et clairement j’y étais pas du tout préparée ! J’ai littéralement été submergée par une puissante vague d’amour dès que j’ai attrapé mon bébé pour le nicher au creux de moi. Mais cette vague de bonheur n’est pas venue seule. Elle était accompagnée de sa pire amie pas du tout friendly, qui s’est invitée sans scrupule à notre magnifique rencontre, la déferlante des angoisses et des doutes.

La mise au point

Si être parents isolés n’est pas toujours facile, et relève parfois d’un véritable challenge, nous apprenons chaque jour à gérer les couacs et accueillir les réussites. Quoi qu’il en soit, nous essayons au maximum de nous placer à hauteur de notre enfant, à voir avec ses yeux.

On fait croire aux jeunes parents que laisser pleurer un enfant est normal ; non ça ne l’est pas et c’est un choix. On nous fait croire que si nous ne lui imposons pas de suite notre rythme de vie il va nous bouffer et après, c’est foutu. La « normalité » de notre entourage, qu’il soit plus ou moins proche (personnel ou médical) aurait voulu que nous rentrions dans le moule : « Ne dormez pas avec lui ! », « Laisse-le un peu par terre ! », « Ne va pas le voir au moindre bruit, il a besoin d’autonomie ! ». Bref. Un tas de « conseils » que nous avons très vite identifié comme n’étant PAS DU TOUT en accord avec notre façon de penser. Nous avons vite compris que nous étions les mieux placés pour répondre et satisfaire aux besoins de notre enfant.

Les semaines et les mois ont passé. Nous nous sommes renseignés et instruits. Nos connaissances sur le sujet se sont renforcées, nos doutes envolés et notre curiosité s’est passionnée. Nous avons trouvé le courage, et surtout la fierté, de défendre avec douces convictions et bienveillance ce qui est une évidence pour nous.

La passion du maternage

« Dès la petite enfance, les enfants ont besoin d’être guidés avec amour, ce qui implique la compréhension de leurs capacités et de leur sensibilité propre. »

La Leche League France

L’allaitement et le portage m’ont permis de tisser un lien très fort avec mon bébé. Ce lien d’amour, de compréhension, d’empathie et de bienveillance est a l’origine de ma passion pour le maternage et plus intimement avec le portage. Elle ne fait que grandir chaque jour. Allaiter et porter mon bébé m’a permis de comprendre et de répondre à ses désirs et besoins le plus naturellement possible. M’occuper de mon enfant, communiquer avec lui et l’encourager à ce qu’il communique aussi, m’a permis d’apprendre à aimer mon enfant pour ce qu’il est, une personne qui a sa propre individualité. Le plus important est qu’il se sente bien dans son corps et dans son esprit.

Ce dont je suis convaincue depuis son arrivée c’est que mon enfant, les enfants, ne sont pas là pour nous affronter. A tous âges, ils ne sont pas là pour être en opposition avec nous. Il n’existe pas un monde avec les enfants d’un côté et les adultes de l’autre. Durant cette année j’ai compris que si certaines réactions de mon fils me faisaient réagir c’est qu’elles me renvoyaient à quelque chose que j’avais vécu. J’ai fait le lien entre les VEO connues dans le passé et mes angoisses présentes. J’ai découvert que tout se jouait là maintenant pour sa construction et son équilibre. Le maternage m’a permis de développer (beaucoup) mon empathie et cela m’aide énormément au quotidien dans le lâcher prise.

Maman est à la maison ?

« Mais sinon, quand est-ce que tu reprends le boulot ? Parce qu’on nous a demandé on était gênés on ne savait pas quoi répondre ! » #questiondetat

Je vous avoue que je l’attendais un peu celle-là. Dans un premier temps j’ai senti le besoin de me justifier auprès de mon entourage, de devoir rendre des comptes. Durant des semaines je me suis sentie vide intérieurement. J’avais l’impression d’aller contre mon envie profonde, mon instinct, et j’en avais honte. Je n’arrivais pas à me débarrasser de cette pression : « reprend le boulot ! ». J’avais l’impression d’utiliser mon bébé comme excuse : « Il ne s’endort qu’au sein, il a besoin de moi pour la sieste ! », et puis « toutes les nounous sont prises en cours d’année »… Je me justifiais avec des arguments bateaux pour expliquer qu’en fait non je ne voulais pas reprendre le travail que je faisais avant et que je préférais évoluer avec mon enfant et au rythme de notre famille. Je rêvais de m’épanouir dans ce qui me passionne aujourd’hui, le maternage, le portage physiologique et le massage des bébés. Je souhaitais accompagner les futurs et jeunes parents dans ce nouveau rôle avec une expertise spécifique à ces domaines afin de leur donner confiance dans leurs compétences parentales.

Le petit chemin

Et puis un jour j’ai accepté de dire tout haut ce que je chuchotais à mon fils quand nous étions tous les deux. Non je ne devais pas rester avec mon bébé, je le VOULAIS. Plus encore, j’en avais besoin. Je voulais être auprès de lui chaque jour, le voir grandir, apprendre, partager, chuter, se relever et recommencer ensemble. Tous les principes qui nous étouffaient n’étaient pas les nôtres mais ceux d’une société qui ne nous correspondait pas du tout. Nous avons fait taire les « normalités » pour laisser s’exprimer notre instinct de parent.

Au XIXème siècle, élever son enfant, être maman allaitante et travailler à son compte c’est être libre de décider. Je suis libre nourrir et de faire évoluer mon projet familial et professionnel comme je le désir. Élever notre enfant est la meilleure décision que j’ai prise. C’est une belle et instructive expérience qui m’est donné de vivre au présent. Coupler travail, vie de famille et éducation de notre enfant n’est pas toujours facile mais notre choix est une expérience tellement enrichissante. J’en suis même plutôt fière !

Oh je sais que nous se sommes pas les seuls, chaque parent est courageux à sa manière.

Porter mon projet avec vous

De puis le début 2019, je suis monitrice de portage physiologique des bébés et je serai tout bientôt habilitée à vous transmettre la communication non verbale parent-bébé au travers du toucher bienveillant et du massage de votre bébé. J’ai hâte de pouvoir vous rencontrer, échanger et transmettre le portage. J’aspire à vous écouter, découvrir vos questions et attentes et de pouvoir ensemble combler vos attentes.

Je suis monitrice de portage diplômée et pour autant ce sont nos échanges et nos rencontres qui m’apprendront davantage. Je n’ai pas la prétention de vous assommer du nouage parfait digne du Rubik’s cube qui se sera volatilisé de votre esprit dès la fin de l’atelier. Non non. Je n’ai pas non plus l’intention de vous faire croire que je sais mieux que vous comment porter votre bébé. Je suis là pour vous porter vous, futurs et jeunes parents dans la découverte du portage physiologique. Et si par bonheur j’arrive à vous transmettre un souffle de ma passion, à semer en vous la petite graine du portage et de ses nombreux bienfaits, alors je vous porterai à nouveau pour que nous puissions arroser ensemble et en confiance cette petite pousse 🌱. Voilà comment j’imagine nos rencontres et nos ateliers portés.

Le portage est un apprentissage continu

Par passion et dans un objectif d’amélioration continue, je suis régulièrement en formation continue afin de vous transmettre le meilleur. Je peux ainsi mettre à jour mes connaissances, découvrir de nouvelles techniques et échanger avec mes collègues monitrices.